Les loyers augmentent moins rapidement. C’est ce que révèle le dernier Baromètre de locations de
Federia, en collaboration avec CIB et Korfine pour la collecte des données, avec une hausse affichée
de 1,5 % à Bruxelles et de 1,7 % en Wallonie au premier semestre 2026. Mais ces chiffres doivent
toutefois être interprétés avec prudence. En effet, on observe très régulièrement un ralentissement
de la hausse des prix en première partie d’année, suivi d’une accélération au second semestre.
Chiffres-clés à Bruxelles et en Wallonie :
● Bruxelles
○ Le loyer moyen, tous types de logements confondus, s’élève à 1.401 €, en hausse de
1,5 %, soit moins que l’inflation.
○ Le loyer médian est resté stable à 1.250 €, au même niveau qu’à l’automne 2025.
○ Le loyer moyen d’un appartement a augmenté de 1,9 % pour atteindre 1.366 €.
○ Woluwe-Saint-Pierre reste la commune la plus chère. Ganshoren ferme le classement,
avec un loyer moyen qui dépasse encore tout juste 1.000 €.
● Wallonie
○ Le loyer moyen, tous types de logements confondus, s’élève à 910 €, en hausse de 1,7
% par rapport à l’automne 2025.
○ Louer un logement en Wallonie reste nettement plus abordable qu’à Bruxelles : il faut
compter environ 35 % de moins, tous types confondus, soit 491 € d’écart mensuel.
○ Les appartements marquent la plus forte progression à 3,3 % pour atteindre 843 €.
○ Le Brabant wallon reste la province la plus chère (1.218 € tous types de logements
confondus), mais est la seule à reculer ce semestre (-1,8 %). Namur enregistre à
l’inverse la plus forte progression (+3,8 %, à 895 €).
Le loyer moyen bruxellois reste pratiquement stable
“Cette relative stabilité affichée reflète en réalité une certaine incertitude. D’un côté, l’instabilité
géopolitique et économique freine les locataires dans leur mobilité. De l’autre, les propriétaires de
biens, et particulièrement les investisseurs, restent dans l’expectative face au nouveau gouvernement
bruxellois. En effet, cela fait maintenant près de deux ans et demi qu’aucune mesure structurelle n’a
été prise en matière de logement dans la Région. Cette incertitude prolongée n’est bénéfique pour
personne : ni pour les propriétaires-bailleurs, ni pour les locataires qui en subissent indirectement les
conséquences sur l’offre.”
Charlotte De Thaye, Directrice générale de Federia
“La hausse limitée observée au premier semestre traduit un ralentissement temporaire du marché
locatif bruxellois. La prudence reste toutefois de mise : ces dernières années, les loyers ont
régulièrement accéléré à nouveau à l’automne. La hausse de l’inflation pourrait également exercer une
pression supplémentaire sur les loyers dans les prochains mois.”
Patrick Boterbergh, CEO Korfine
Bruxelles affiche une hausse des loyers de 1,5 % au premier semestre 2026. Malgré cette relative
stabilité, il convient de rester vigilant par rapport à l’impact qu’aura la hausse de l’inflation liée à la
guerre en Iran. Au premier trimestre 2026, l’inflation était retombée à 1,6 %, mais les premiers
bombardements et la fermeture du détroit d’Ormuz l’ont rapidement fait grimper à plus de 4 %,
accroissant l’incertitude économique. Malgré le calme apparent sur les marchés financiers, la situation
au Moyen-Orient reste très instable et incertaine, avec un risque considérable sur l’économie, et par
ricochet sur les prix, pour le second semestre. Une inflation plus élevée se traduit en effet, à terme,
par des loyers plus élevés.
Le franchissement du seuil de 1.400 € de loyer moyen, tous types de logements confondus, était
attendu. Ce cap était en réalité prévu pour l’automne 2025, mais le ralentissement de la hausse des
prix l’a repoussé de quelques mois.
(source: Federia)
Illustration: depositphotos

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