Baromètre des notaires (4e trimestre 2017): le marché n’a jamais été aussi actif

Publié par , le 18 janvier 2018 - , ,

2017 est l’année la plus active sur le marché immobilier belge : un nombre record de transactions immobilières ont été conclues, +0,8% de plus qu’en 2016, l’année record précédente. Le meilleur indice immobilier depuis l’existence du Baromètre des notaires a été relevé au cours des 1ers, 3e et 4e trimestres de 2017. Mars, octobre et novembre furent les mois les plus actifs.

En 2017, le prix moyen d’une maison d’habitation en Belgique a atteint les 240.451 EUR, correspondant à une augmentation de +2,5% par rapport à  2016                                            .
En Wallonie, le prix d’une maison d’habitation a augmenté de +2,7%, de 178.626 EUR à 183.445 EUR.

Au niveau national, le prix d’une maison d’habitation a connu une augmentation de +8.6% sur la période de 2013 à 2017. Annuellement, cela correspond à une hausse entre +2,5% et +2,7% sur cette période. Seule 2015 fut une exception: le prix n’ayant augmenté que de +0,6%.                                                                                    .
En Wallonie, le prix moyen d’une maison d’habitation a augmenté de +8,7% au cours de la période 2013-2017. En 2017 une maison d’habitation coutait en moyenne 14.700 EUR de plus qu’en 2013.

En 2017, le prix moyen d’un appartement en Belgique atteignait 215.440 EUR correspondant, comme pour les maisons d’habitation, à une augmentation de +2,5% par rapport à 2016.

Le prix des appartements en Wallonie connaît la plus forte croissance, +3,4%. Il augmente  en moyenne de 5.500 EUR par rapport à 2016  (de 166.736 EUR à 172.367 EUR).

Durant la période 2013-2017 le prix d’un appartement dans notre pays a augmenté de +7,6%. En 2017, l’acheteur payait en moyenne, pour un appartement, 15.000 EUR de plus qu’en 2013. 

Zoom sur le marché immobilier

Les chiffres publiés par www.notaire.be dans son baromètre des notaires concernent la vente de biens immobiliers (nombre de transactions et prix moyens). Les données sont rassemblées électroniquement au moment de la signature du compromis de vente, 3 à 4 mois avant la signature de l’acte. Le réseau de 1.150 études notariales dispose ainsi des données les plus récentes sur le marché immobilier belge.

2017: nouvelle année record en nombre de transactions immobilières

Précédemment, 2016 était l’année de tous les records en nombre de transactions, mais 2017 l’a surpassée. A l’exception du 2e trimestre, chaque trimestre de 2017 a révélé un meilleur indice immobilier depuis que le baromètre des notaires existe (2007). L’indice annuel est de 124,79, soit une augmentation de +0,8% en comparaison avec 2016. Mars, octobre et novembre furent, au cours de l’année passée, les mois les plus actifs sur le marché de l’immobilier.

Le nombre de transactions n’a pas seulement augmenté au niveau national  (+0,8%), mais également en Flandre et en Wallonie: +1,1% en +0,7%. A Bruxelles une légère baisse versus  2016 a été enregistrée avec -0,2%.

Pourquoi notre marché immobilier a-t-il été si actif?

Renaud Gregoire, porte-paroles de notaire.be : “Le nombre record de transactions immobilières a certainement un lien avec l’optimisme croissant des Belges: le nombre de nouveaux emplois est en augmentation, le nombre de néo-entrepreneurs continue à grimper, les entreprises existantes investissent massivement.

Selon les derniers chiffres du Bureau national de la sécurité sociale, il ressort que la croissance de l’emploi est la plus forte auprès des 50+, un groupe également de plus en plus actif sur le marché immobilier. Les faibles taux d’intérêt restent également un facteur important au cours de cette dernière année. En outre, l’immobilier continue à être un investissement à la mode, notamment sous de nombreuses formes relativement nouvelles telles que les chambres d’hôtel, les box de garage et les kots d’étudiants. Le marché immobilier lié à la santé était également en nette progression, à l’image des appartements-services et des habitations kangourous. »

Et il ajoute : « Les taux ne remontent clairement pas actuellement, ce qui maintient une activité économique conséquente. Aujourd’hui, les notaires constatent qu’il est exceptionnel qu’un emprunteur puisse souscrire un crédit hypothécaire plus élevé que le prix d’achat. Pourtant, cela n’a pas empêché le marché de maintenir un niveau d’activité très élevé. On peut  dès lors se réjouir que de nombreux emprunteurs aient bénéficié de soutien financier autre, familial généralement. L’argent ne rapportant rien à la banque, de nombreuses personnes sont enclines à aider leurs enfants dans l’acquisition d’un bien. »

 Lien vers l’étude complète

 

 

 

 

Donnez votre avis